L’Organisation interprofessionnelle agricole de la filière coton de Côte d’Ivoire (INTERCOTON), à travers le Projet de résilience des systèmes cotonniers du nord de la Côte d’Ivoire (RESCO), a organisé, récemment à Yamoussoukro, un atelier de restitution et de validation consacré à l’actualisation des outils numériques de gestion des sociétés coopératives, a rapporté Fratmat.
Cette initiative vise à mettre à la disposition des organisations de producteurs des solutions adaptées à leur fonctionnement actuel, à l’évolution de leur statut et aux nouvelles exigences comptables. Les travaux ont porté sur trois outils complémentaires, le logiciel de gestion coopérative GESCOOP, le logiciel de comptabilité simplifiée Easycompta et le système d’identification intégrant un module de géoréférencement (SIG).
L’actualisation de ces applications entend également corriger les insuffisances constatées lors de l’utilisation des précédents logiciels développés dans le cadre du Projet des pôles agro-industriels du centre (PSAC).
Pour Jean-Baptiste Siontiamma Silué, directeur exécutif de l’INTERCOTON et coordonnateur du projet RESCO, cette modernisation répond à la nécessité d’adapter les outils de gestion aux réalités des coopératives et aux évolutions du système comptable.
L’INTERCOTON veut booster la production des acteurs
Il a particulièrement souligné l’importance du géoréférencement, qui permettra de disposer de données précises sur la localisation des coopératives, leurs dirigeants et leur fonctionnement. Le dispositif intégrera également des tableaux de bord destinés à faciliter le travail des gérants et des comptables, tout en améliorant le suivi des activités.
Le coordonnateur a toutefois insisté sur la nécessité de disposer, au sein des coopératives, de personnes ressources maîtrisant les outils informatiques. Cette compétence est essentielle pour garantir une utilisation durable des applications et la fiabilité des données collectées.
De son côté, Kassoum Silué, directeur général de la Fédération de la FPC-CI, a salué cette initiative, soulignant l’apport de ces applications à l’amélioration de la gestion administrative, de la gouvernance et de la comptabilité des organisations de producteurs.
Au terme des deux jours de travaux, la quarantaine de participants a formulé des recommandations devant servir de base à la finalisation des outils et à leur mise en œuvre opérationnelle.
Sandrine KOUADJO