L’économie marocaine a progressé de 4 % au deuxième trimestre 2026, contre 5,8 % à la même période en 2025, selon le Haut-Commissariat au Plan (HCP). Cette évolution est principalement portée par la forte performance de l’agriculture, alors que l’industrie connaît un net ralentissement.
La valeur ajoutée du secteur agricole a bondi de 21,2 %, contre 8,3 % un an auparavant. La pêche a également enregistré une nette amélioration, avec une progression de 15,9 %, après un recul de 8,5 % au deuxième trimestre 2025. Au total, le secteur primaire affiche une croissance de 20,9 %.
À l’inverse, le secteur secondaire s’est contracté de 3,9 %, après une hausse de 5,8 % un an plus tôt. Les industries extractives ont particulièrement reculé, avec une baisse de 28,6 %, tandis que les industries de transformation ont diminué de 3,2 %. La construction continue toutefois de progresser, mais à un rythme plus faible, avec une hausse de 2,8 %.
Au Maroc, l’agriculture soutient la croissance malgré le recul de l’industrie
Les services ont, pour leur part, maintenu une croissance de 4 %. Les activités financières et les assurances ont notamment progressé de 7,7 %, tandis que l’éducation, la santé et l’action sociale ont enregistré une hausse de 6,4 %. L’hébergement et la restauration restent également en progression, malgré un ralentissement.
Du côté de la demande, la consommation des ménages a accéléré, avec une hausse de 4,1 % de leurs dépenses, contre 1,8 % un an auparavant. En revanche, l’investissement a nettement ralenti, passant d’une croissance de 20,3 % à 6,8 % en volume.
Les exportations de biens et services ont augmenté de 7,6 %, tandis que les importations ont progressé de 9,1 %. Les échanges extérieurs continuent ainsi de peser sur la croissance, mais leur contribution négative est moins importante qu’un an auparavant.
Le besoin de financement de l’économie s’est par ailleurs creusé pour atteindre 5 % du PIB, contre 2,4 % au deuxième trimestre 2025. Malgré ce contexte, la forte progression de l’agriculture permet au Maroc de maintenir une croissance positive au deuxième trimestre 2026, rapporté par leseco.ma.
Amy Sangaré