Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, a présenté les perspectives d’une meilleure articulation entre le secteur informel et l’agro-industrie devant le Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), le jeudi 22 octobre 2026.
Présidée par le Dr Eugène Aka Aouélé, président du CESEC, la rencontre s’est déroulée autour du thème « Secteur informel et agro-industrie : articulations pour une transformation structurelle ». Le ministre a exposé les orientations du Gouvernement, inscrites dans le PND 2026-2030 et dans la vision du président de la République, Alassane Ouattara. L’ambition est de renforcer la transformation locale, de créer davantage de valeur ajoutée et d’emplois, tout en consolidant la souveraineté alimentaire.
Le ministre a plaidé pour une meilleure intégration des acteurs agricoles du secteur informel dans les chaînes de valeur. En effet, le secteur informel représentait 91,6 % de l’emploi en 2021. Les progrès enregistrés dans la transformation du cacao et de l’anacarde illustrent cette dynamique, qu’il convient d’amplifier par le développement d’activités industrielles plus diversifiées.
Le ministre a également préconisé une formalisation progressive, soutenue par l’accès au financement, aux équipements et à la formation, ainsi que par le développement de pôles agro-industriels de proximité et le renforcement des PME. L’objectif est de faire du potentiel agricole ivoirien un moteur d’industrialisation, de croissance inclusive et de création durable d’emplois.
Pour rappel, le PND 2026-2030 constitue la dernière phase de la Stratégie Côte d’Ivoire 2030 et ambitionne de transformer structurellement l’économie ivoirienne tout en améliorant le bien-être des populations. Il prévoit un volume d’investissements de 114 838,5 milliards de FCFA (environ 206,5 milliards de dollars), dont 70 % financés par le secteur privé. Il vise à hisser la Côte d’Ivoire au rang de pays à revenu intermédiaire supérieur, avec une croissance annuelle moyenne de 7,2 % et une réduction du taux de pauvreté à moins de 20 % d’ici 2030, à créer plusieurs millions d’emplois, en particulier pour les jeunes et les femmes.
Sandrine KOUADJO