Renforcer les capacités des acteurs agricoles et promouvoir des solutions modernes d’entreposage adaptées aux réalités du Tchologo, tel est l’objectif qui a motivé les Journées de l’entreposage dans la région du Tchologo (JE-TCH 2026), prévues du 15 au 17 octobre 2026 à Kong, Ouangolodougou et Ferkessédougou.
Initiés par le Group Iso Koné International (Giki Sarl) et Gextel-CI, en partenariat technique avec l’Autorité de régulation du système de récépissés d’entreposage (Arre-CI), les JE-TECH 2026 ont été lancées le vendredi 2 octobre dernier à Abidjan, selon Fratmat.
Durant trois jours, producteurs, opérateurs économiques et acteurs de la chaîne agricole se retrouveront dans le Tchologo pour promouvoir des solutions modernes de stockage et mieux valoriser les productions de cette importante zone de production du Nord ivoirien, autour du thème : « Entreposage et valorisation des produits agricoles du Tchologo : de la perte post-récolte à la compétitivité numérique ».
Les acteurs du Tchologo se mobilisent contre les pertes post-récolte
Selon le commissaire général des JE-TCH 2026, Ishacq Traoré, l’enjeu est de donner aux producteurs les moyens de mieux conserver leurs récoltes et d’en tirer davantage de valeur. Les journées permettront notamment de sensibiliser et de former les producteurs et leurs coopératives, de renforcer les capacités des différents acteurs et de promouvoir les magasins et entrepôts modernes ainsi que les bonnes pratiques post-récolte.
L’initiative entend également contribuer à structurer la chaîne logistique agricole, identifier les besoins en infrastructures de stockage et élaborer une feuille de route régionale sur l’entreposage.
Vice-président du comité scientifique des JE-TCH 2026, Koné Aboubacar a mis en lumière l’une des principales difficultés auxquelles sont confrontés les producteurs : l’insuffisance des capacités de stockage. Cette situation les contraint souvent à écouler leurs récoltes immédiatement après la campagne, au moment où l’offre est abondante et les prix sont généralement moins rémunérateurs.
Ces rencontres permettront en effet de trouver des solutions concrètes destinées à améliorer la conservation et la valorisation des produits agricoles.
Sandrine KOUADJO