15 millions de dollars (soit environ 8 milliards de FCFA); c’est le montant que la société holding Dorado FZCO, basée à Dubaï (Emirats arabes unis) négocie avec la Société financière internationale (IFC) pour financer une nouvelle usine de transformation de noix de cajou à Yamoussoukro, en Côte d’Ivoire.
Cette somme permettra à l’entreprise de créer la deuxième usine de transformation de noix de cajou du groupe en Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cette spéculation. La réalisation de ce projet permettra à Dorado FZCO d’augmenter aussi sa capacité de transformation annuelle d’au moins 170 000 tonnes en Côte d’Ivoire.
Ce financement est destiné à Bluejay Nuts, filiale ivoirienne détenue à 100 % par Dorado. Créée en mars 2024 avec un capital de 100 millions de francs CFA et dirigée à sa création par Jai Rajkumar, la société développe la deuxième usine de transformation de noix de cajou du groupe en Côte d’Ivoire
La seconde usine de transformation de noix de cajou est située à Toumodi et a été inaugurée en 2022. D’une capacité initiale de 60 000 tonnes par an et un investissement annoncé de plus de 15 milliards de francs CFA, l’usine Dorado Ivory a depuis été considérablement agrandie. IFC estime désormais sa capacité à 120 000 tonnes par an.
La construction a déjà débuté sur un site de 5,43 hectares dans la zone industrielle de Yamoussoukro. La mise en service est prévue pour le premier trimestre 2027. L’usine aura une capacité de traitement annuelle de 50 000 tonnes de noix de cajou brutes, ainsi qu’un entrepôt d’une capacité de 30 000 tonnes et une installation solaire photovoltaïque de 2,5 MW sur le toit.
Dorado cherche également à optimiser la valeur ajoutée de chaque tonne de noix de cajou transformée. À Toumodi, le groupe exploite déjà une usine de production de liquide de coque de noix de cajoule (CNSL), une huile industrielle extraite des coques et utilisée dans la fabrication de résines, de revêtements et de matériaux de friction. Cette usine a une capacité de traitement de 250 tonnes par jour et produit environ 60 tonnes d’huile.
L’usine devrait également traiter les coquilles provenant de la future usine de Yamoussoukro. L’entreprise prévoit par ailleurs de construire une unité de biomasse à Toumodi d’ici 2028.
L’implication d’IFC ne se limitera pas au financement. L’institution devrait accompagner le groupe dans la structuration de sa chaîne d’approvisionnement, notamment en matière de traçabilité. Actuellement, la traçabilité s’étend principalement aux coopératives et aux groupements d’achat et n’atteint pas systématiquement les exploitations agricoles individuelles.
Dorado devra également mettre en œuvre une nouvelle strat (CNSL), une huile industrielle extraite des coques et utilisée dans la fabrication de résines, de revêtements et de matériaux de friction. Cette usine a une capacité de traitement de 250 tonnes par jour et produit environ 60 tonnes d’huile.
L’usine devrait également traiter les coquilles provenant de la future usine de Yamoussoukro. L’entreprise prévoit par ailleurs de construire une unité de biomasse à Toumodi d’ici 2028.
MYNA avec agence ecofin