Le Conseil Coton Anacarde Karité (CCAK) accomplit la deuxième phase de ses ateliers régionaux d’information des autorités administratives et de sensibilisation de masse des producteurs sur l’opération d’Identification des Exploitants et Exploitations d’Anacarde (IEEA).
Cette deuxième phase d’information des autorités administratives et de sensibilisation de masse des producteurs sur l’opération d’Identification des Exploitants et Exploitations d’Anacarde, qui concerne les régions du Kabadougou et du Folon, a débuté le 29 septembre 2026 à la préfecture d’Odienné et se déroulera jusqu’au 2 octobre 2026.
Représentant le Directeur général du CCAK, Mamadou Berté, le Directeur des délégations régionales, Mamadou Doumbia, a présidé l’atelier régional d’informations sur l’opération d’identification à Odienné.
Il a rappelé les progrès accomplis par la filière anacarde depuis la réforme de 2013, qui ont permis à la Côte d’Ivoire de devenir le premier producteur mondial de noix de cajou avec plus de 1,5 million de tonnes produites.
Mamadou Doumbia a indiqué face aux nouveaux défis du secteur, le CCAK a mis en œuvre ce vaste projet d’identification, de recensement et de géolocalisation des plantations d’anacarde. Ajoutant que cette opération vise à améliorer la qualité des productions, renforcer la traçabilité, sécuriser les transactions commerciales et mieux orienter les politiques publiques.
Vu les enjeux, M. Doumbia a appelé les autorités administratives, coutumières et les organisations professionnelles à accompagner activement cette opération, dont la réussite dépend de la mobilisation de tous les acteurs de la filière.
« Chaque producteur identifié et chaque exploitation recensée contribueront à une meilleure gouvernance de la filière (…) Ensemble, nous construirons une filière anacarde plus résiliente, plus performante et plus durable », a-t-il exhorté.
Apport des autorités préfectorales
Pour sa part, M. René Famy Kouamé, Préfet de la région du Kabadougou et préfet du département d’Odienné, a salué la tenue de l’atelier régional d’information sur le projet d’identification des producteurs et des exploitations d’anacarde.
Le Préfet d’Odienné considère cette séance de formation comme une initiative importante pour l’avenir de la filière Anacarde. Il a également réaffirmé l’engagement des autorités administratives locales à accompagner le Conseil Coton Anacarde Karité dans la mise en œuvre du projet. « Nous apporterons tout l’accompagnement nécessaire à la mise en œuvre de cette politique », a assuré le préfet de région.
Gué Simplice, Directeur du Système d’informations, des études et de la prospective au CCAK, qui animait l’atelier régional d’information des autorités administratives, a expliqué que l’opération permettra de délivrer une carte professionnelle aux producteurs.
Cette carte leur donnera accès à plusieurs avantages, comme la prise en charge des cotisations à la Couverture maladie universelle (CMU), l’accès aux programmes d’appui du CCAK, une meilleure répartition des intrants et équipements, ainsi que le développement futur de services financiers et de paiement numérique.

Garantir la fiabilité des données collectées
Gué a, par ailleurs, sollicité l’appui des préfets, sous-préfets, autorités coutumières et forces de sécurité pour faciliter le travail des équipes de terrain, assurer leur sécurité et sensibiliser les populations. Il a insisté sur la nécessité pour les producteurs de fournir des informations exactes afin de garantir la fiabilité des données collectées.
Le Directeur du Système d’informations, des études et de la prospective au CCAK a rassuré les producteurs sur le fait que cette opération n’a pas pour but de créer de nouveaux impôts ou de remettre en cause les droits fonciers. Mais que les données recueillies au cours de cette formation permettront de développer de nouveaux programmes d’appui en matière de sécurisation foncière et d’accès au financement agricole.
Notons que cette deuxième phase d’ateliers régionaux d’information des autorités administratives et de sensibilisation de masse des producteurs sur l’opération d’Identification des Exploitants et Exploitations d’Anacarde (IEEA) fait suite à la première phase qui avait concerné les régions du Poro, de la Bagoué et du Gontougo en août dernier.
Ce projet du CCAK doit couvrir environ 15 860 zones de dénombrement réparties dans toutes les zones de production d’anacarde de la Côte d’Ivoire. L’objectif est d’achever le recensement sur l’ensemble du territoire avant la fin du premier trimestre 2027.
Amy S. avec DCRP