Dans le cadre de la révision de la politique régionale agricole de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (ECOWAP), la Côte d’Ivoire affine ses priorités agricoles pour l’horizon 2035.
La Côte d’Ivoire entend revoir ses préférences agricoles pour la prochaine décennie. En effet, les acteurs du secteur se sont réunis à Abidjan, les 3 et 4 août 2026, pour examiner les résultats de l’évaluation de la politique agricole régionale de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), en vue de préparer les orientations nationales à l’horizon 2035.
Selon le Ministère de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières (MINADERPV), l’atelier national a porté sur l’évaluation globale de l’ECOWAP pour la période 2015-2025 et sur les perspectives à retenir pour la prochaine phase. Les travaux ont été ouverts par le Directeur Général de la Planification, des Statistiques et des Projets ( DGPSP), Dibi Kokora Alexandre, représentant le Ministre Bruno Koné.
Pendant deux jours, les parties prenantes ont été invitées à examiner les priorités susceptibles d’accompagner la transformation des systèmes agroalimentaires ivoiriens à l’horizon 2035. L’exercice a débouché sur des recommandations destinées à alimenter l’élaboration de la prochaine génération du Programme national d’investissement agricole (PNIA).
Pour la Côte d’Ivoire, cette réflexion nationale s’inscrit dans un chantier plus large de renouvellement de la politique agricole régionale. L’enjeu est d’assurer une meilleure cohérence entre les futures orientations nationales et les ambitions portées au niveau de la CEDEAO en matière d’agriculture et de systèmes alimentaires. Le MINADERPV indique que cette démarche vise notamment à contribuer à la construction d’une politique agricole régionale « plus résiliente, inclusive et durable ».
Les choix qui découleront du processus devront ainsi orienter les interventions publiques et les investissements agricoles de la prochaine décennie. Au-delà de l’évaluation du cycle 2015-2025, les travaux d’Abidjan ouvrent donc une nouvelle séquence pour la politique agricole ivoirienne.
Les recommandations formulées devront servir de base à la définition des prochaines priorités d’investissement et à l’adaptation des systèmes agroalimentaires aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux à l’horizon 2035. En tenant cet atelier, la Côte d’Ivoire réaffirme son engagement à contribuer à la construction d’une politique agricole régionale plus résiliente, inclusive et durable, en cohérence avec les ambitions de la CEDEAO.
Par André SELFOUR