Le café est la troisième boisson la plus consommée au monde, après l’eau et le thé. La nouvelle campagne de production, qui s’annonce en octobre, sera placée sous le signe de nouveaux records.
Le monde continuera à crouler sous le café en 2026/2027. Selon le dernier rapport du Département américain de l’agriculture (USDA), publié le 21 juillet, la production de fèves est attendue à 189,6 millions de sacs (1 sac = 60 kg) sur ladite campagne, qui débutera en octobre prochain, contre 178,8 millions de sacs un an plus tôt.
Il s’agit d’un nouveau record pour l’offre mondiale, qui marquerait une quatrième année consécutive de croissance, fermant ainsi un cycle de cinq ans ayant vu l’ajout de près de 25 millions de sacs supplémentaires depuis 2021.
D’après l’organisme américain, c’est l’arabica qui portera encore la dynamique sur l’année caféière sous revue, avec 105,86 millions de sacs, soit plus de 10 millions de plus qu’un an plus tôt, grâce principalement au Brésil (45 % de la production mondiale), et dans une moindre mesure aux améliorations attendues en Colombie, en Éthiopie et au Honduras.
Pendant ce temps, la variété robusta, dont les grains présentent une teneur en caféine plus élevée, devrait reculer légèrement à 83,8 millions de sacs, malgré une progression attendue au Vietnam, qui ne sera pas suffisante pour compenser les contreperformances anticipées au Brésil et en Indonésie.
Une consommation qui restera aussi au beau fixe
Si l’offre sera abondante, l’USDA estime que la consommation ne sera pas en reste, avec un niveau historique attendu à 179,7 millions de sacs, porté par la reprise du marché dans l’UE et aux États-Unis.
Sur ces marchés, qui représentent 40 % de l’utilisation mondiale des grains, les torréfacteurs cherchent à reconstituer leurs stocks grâce à la baisse des prix internationaux du café depuis 2025. À côté de ces deux marchés matures, d’autres pays comme la Chine continueront de tirer la consommation.
L’Empire du Milieu devrait ainsi consommer 6,9 millions de sacs de café en 2026/2027, soit 37 % de plus qu’il y a cinq ans, sous l’effet de l’occidentalisation des modes de vie, en particulier chez les jeunes, qui se tournent de plus en plus vers le café au détriment du thé. Ce niveau devrait en faire le cinquième consommateur mondial, derrière l’UE, les États-Unis, le Brésil et le Japon.
D’après l’USDA, les stocks mondiaux de café devraient remonter légèrement durant la nouvelle saison, atteignant 26,3 millions de sacs, alors que l’équilibre du marché restera largement dépendant du cycle de production du Brésil. Dans la première économie d’Amérique du Sud, les effets du phénomène El Niño sur les phases de floraison et de formation des cerises seront ainsi étroitement surveillés par le marché au cours des prochains mois.
Pour rappel, le café représente chaque année un marché mondial de plus de 200 milliards de dollars, porté par une demande en croissance continue, selon la FAO. Le secteur fait vivre environ 25 millions d’agriculteurs à travers le monde.
Source : AgenceEcofin