Le Conseil du Coton, de l’Anacarde et du Karité (CCAK) poursuit sa tournée d’information à l’endroit des autorités administratives et de sensibilisation au profit des producteurs d’anacarde de Côte d’Ivoire. L’étape du Gontougo a démarré le mardi 18 août 2026 à Bondoukou, chef-lieu de la région.
Initié dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’identification des exploitants et exploitations d’anacarde (IEEA), cette opération vise à disposer d’une base de données nationale exhaustive des producteurs d’anacarde et de leurs exploitations, pour une meilleure traçabilité et un suivi renforcé de la production.
La cérémonie d’ouverture, tenue en présence des autorités administratives de la région du Gontougo, a permis à Doumbia Mamadou, directeur des délégations régionales du Conseil du Coton, de l’Anacarde et du Karité, représentant le directeur général du CCAK, Berté Mamadou, de présenter les enjeux de cette opération.
Premier producteur mondial d’anacarde depuis 2015, la Côte d’Ivoire enregistre aujourd’hui plus de 1,5 million de tonnes par an. La noix de cajou se positionne désormais comme l’une des principales cultures d’exploitation, constituant une source importante de revenus pour la population rurale. L’identification des acteurs est donc essentielle pour une meilleure structuration de la filière.
« Cette opération constitue une étape majeure dans la modernisation de la filière. Le projet IEEA répond à plusieurs enjeux stratégiques, notamment garantir une meilleure qualité de la noix de cajou produite en Côte d’Ivoire, sécuriser les transactions commerciales en veillant au strict respect du prix plancher fixé pour le champ, structurer le marché local en offrant une meilleure visibilité sur l’offre, renforcer la transparence des échanges et la traçabilité de notre production nationale », a affirmé le directeur des délégations régionales du CCAK.
Les réformes engagées par le gouvernement depuis quelques années ont enregistré des avancées notables dans cette filière, contribuant à l’amélioration et à la croissance des récoltes.
Identification des exploitants de noix de cajou, vers une structuration de la filière anacarde
Cette opération, qui consiste à recenser et à géolocaliser les exploitations, contribuera à renforcer cette dynamique à travers l’établissement d’une base de données nationale exhaustive, fiable et régulièrement actualisée, ainsi que la délivrance de cartes professionnelles à chacun des producteurs. Cela permettra d’adapter les politiques d’accompagnement, de mieux orienter les financements et de professionnaliser la chaîne de valeur, pour bâtir une filière plus résiliente et plus durable, au bénéfice de l’ensemble des acteurs de l’économie nationale.
Représentant le préfet de la région du Gontougo, Mme Okou Marie-Thérèse, préfet de Koun-Fao, a, quant à elle, sollicité la mobilisation et la participation des acteurs de toute la région pour la réussite de cette opération.

Car, « chaque producteur identifié, chaque exploitation recensée et chaque information collectée contribuera à améliorer la connaissance de notre filière, à mieux orienter les décisions publiques et à mieux dimensionner les appuis », a conclu le représentant du directeur général du CCAK.
Cette première journée, essentiellement destinée à informer les autorités administratives, a vu la participation de 29 sous-préfets, de quatre préfets de département et de plusieurs chefs traditionnels.

Sandrine KOUADJO