Les autorités administratives de la Région de la Bagoué ont participé à un atelier de formation consacré au Projet d’Identification des Exploitants et Exploitations d’Anacarde (IEEA), jeudi 13 août 2026 à Boundiali.
Après la Région du Poro, la Bagoué est la deuxième étape de ces ateliers régionaux dont la cible est l’ensemble des parties prenantes afin d’obtenir leur adhésion et leur pleine mobilisation en vue d’assurer la bonne conduite de cette opération
Présidé par le Préfet de Région, préfet du Département de Boundiali, Soumahoro Soualiho, l’activité organisée par le Conseil Coton-Anacarde-Karité (CCAK) a enregistré la participation des autorités administratives et coutumières, des responsables des organisations professionnels de la filière anacarde.
A la cérémonie d’ouverture, le Directeur des délégations régionales du CCAK, Mamadou Doumbia a exprimé sa gratitude au corps préfectoral pour sa disponibilité et son engagement constant aux côtés du Conseil notamment à travers la direction des comités de suivi de la commercialisation du comité de veille.
Il a indiqué que les nouveaux défis auxquels fait face la filière nécessite une meilleure connaissance des acteurs et de son potentiel de production. Il a indiqué que c’est dans cette perspective que le CCAK a obtenu l’accord du gouvernement pour la mise en œuvre de l’opération d’identification des exploitations et exploitants d’anacarde en Côte d’Ivoire lancée le 25 janvier 2025.
« Le projet répond à plusieurs enjeux stratégiques : garantir une meilleure qualité de la noix de cajou produite en Côte d’Ivoire, sécuriser les transactions commerciales en veillant au strict respect du prix plancher bord- champ ou au paiement électronique des produits, structurer le marché local en ayant une meilleure visibilité sur l’offre, renforcer la transparence des échanges et la traçabilité de notre production nationale », a-t-il indiqué.

S’approprier l’opération
Les participants ont ensuite eu droit à une présentation du projet dans son ensemble, faite par Kamagaté Siaka Chef de service à la Direction du système d’information, des études et de la prospective du Conseil Coton-Anacarde-Karité
Rappelant que les cibles de cette opération sont les producteurs et sa ou ses parcelles, il a donné les objectifs du projet, la méthodologie, la description des outils de collecte de données, le plan de déploiement.
A l’issue de cet exposé, des préoccupations ont été soulevés et des recommandations ont été faites par les participants. Ainsi pour éviter d’éventuels inconvénients lors des passages des équipes dans les villages, il a été recommandé de communiquer le calendrier de passage au préalable à l’autorité administrative qui préviendra l’autorité coutumière. Les participants ont également soulevé la question des métayers allogènes et des propriétaires terriens, ainsi que l’inexistence de coopératives dans certaines localités.
Kamagaté a rassuré les participants que tous ses aspects sont pris en compte dans le questionnaire pour éviter toute confusion, ajoutant que le rôle du Conseil Coton-anacarde-Karité n’est pas de régler des problèmes fonciers mais recueillir des informations sur les producteurs et les exploitations.
Concernant la désinformation et les rumeurs infondées autour de l’opération, le Directeur des délégations régionales du Conseil a expliqué que l’objectif de cette opération n’est pas de les déposséder de leurs exploitations.
A la fin des travaux, le Préfet de Région, préfet du Département de Boundiali, Soumahoro Soualiho, a exhorté l’ensemble des autorité préfectorales et sécuritaires à s’approprier cette opération pour qu’elle soit une réussite totale dans la Région de la Bagoué, invitant chaque entité à mettre en œuvre sa stratégie.
« C’est une mission qui est confiée à chacun de nous autorité administratives, autorités sécuritaires et nous devons nous y employer. Le Conseil Coton-anacarde-karité vient nous mettre en mission pour réussir cette importante opération. Je voudrais engager les sous-préfets à prendre toutes les mesures pour que l’identification soient une réussite », a-t-il lancé.
Mireille YAPO ( Envoyée spéciale)