L’assurance indicielle agricole devrait contribuer à sécuriser les activités des acteurs de la filière riz et à faciliter leur accès au financement bancaire, en les protégeant contre les risques liés notamment aux aléas climatiques, a indiqué, mercredi 2 septembre 2026 à Yamoussoukro, le directeur général de la Planification, des statistiques et des projets au ministère de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Diby Kokora Alexandre.
« L’assurance indicielle vient aider les acteurs du secteur à avoir un outil, un mécanisme qui permet de couvrir les risques » auxquels ils sont exposés, a expliqué M. Diby à l’ouverture d’un atelier de sensibilisation et de renforcement des capacités des acteurs de la filière riz sur ce mécanisme.
Selon lui, les risques liés notamment à la terre, à l’eau, aux précipitations et au climat constituent des facteurs susceptibles d’affecter les activités agricoles. La mise en place d’un dispositif permettant de mieux les couvrir devrait ainsi renforcer la confiance des établissements financiers et favoriser l’augmentation des financements accordés au secteur.
« L’agriculture demeure confrontée à un déficit de financement », a relevé le responsable, estimant que l’assurance indicielle devrait permettre aux acteurs agricoles de mieux s’intégrer dans l’écosystème bancaire et financier en rassurant les partenaires sur leur capacité à préserver leurs revenus face aux aléas.
L’assurance indicielle, également appelée assurance paramétrique, déclenche l’indemnisation sur la base d’un indice prédéfini, notamment un niveau de précipitations ou un autre paramètre climatique, sans nécessiter une évaluation individuelle des dommages.
L’assurance indicielle appelée à sécuriser la filière riz et son accès au financement
Dans cette perspective, l’État de Côte d’Ivoire a engagé un projet d’assurance indicielle agricole dont les premiers produits sont annoncés pour 2027. La première phase cible trois filières, à savoir le riz, le coton et le palmier à huile.
Diby a insisté sur la nécessité d’associer les producteurs à la conception du mécanisme afin que leurs réalités et préoccupations soient prises en compte dans la structuration des produits d’assurance.
L’atelier, qui se tient du 2 au 5 septembre à Yamoussoukro, réunit notamment des producteurs, assureurs, acteurs bancaires et cabinets spécialisés. Il vise à renforcer les capacités des acteurs de la filière riz et à présenter l’état d’avancement du projet d’assurance récolte indicielle.
Pour le directeur général, ce mécanisme doit contribuer à soutenir l’ambition gouvernementale d’atteindre l’autosuffisance en riz et, plus largement, de renforcer la souveraineté alimentaire du pays.
Source : AIP