C’est au Parc des Expositions d’Abidjan que se déroulera, du 1er au 3 septembre 2026, la 10ème édition des Journées Nationales du Cacao et du Chocolat (JNCC), organisé par le Conseil du Café-Cacao, en partenariat avec le Ministère de l’Agriculture, du Développement Rural et des Productions Vivrières (MINADERPV).
Ce rendez-vous incontournable de la filière est placé, pour cette année, sous le thème ainsi libellé: «Jeunesse et cacaoculture du futur ». Après une 9ème édition qui avait été consacrée à la reconnaissance des producteurs, sous le thème « Pas de producteurs, pas de cacao !», le Conseil du Café-Cacao a choisi, pour ce dixième anniversaire de l’événement, de mettre la jeunesse au centre des débats.
Un choix qui s’inscrit dans la continuité des efforts engagés ces dernières années pour attirer une nouvelle génération de cacaoculteurs, alors que la filière fait face au vieillissement de ses producteurs et à un déficit d’attractivité auprès des jeunes. Le slogan qui accompagne cette édition, « le cacao, notre richesse », vient rappeler le poids économique majeur de la filière pour le pays, premier producteur mondial de fèves.
Il est aussi question de savoir quelle est la place que les jeunes générations sont appelées à occuper dans les années à venir dans la production du cacao. Instituées par décret présidentiel en octobre 2013, les JNCC réunissent chaque année à Abidjan producteurs, coopératives, artisans-chocolatiers, exportateurs, institutions publiques et grand public autour de plusieurs temps forts : distinctions des meilleurs producteurs et sociétés coopératives, panels et conférences thématiques, espaces d’exposition-vente, activités pédagogiques à destination des scolaires, ainsi que des dégustations de produits dérivés du cacao.
Cette 10ème édition, qui débute demain mardi 1er septembre, devrait, comme les précédentes, rassembler des milliers de visiteurs et acteurs de la filière café-cacao, dans un contexte où la question du renouvellement générationnel des producteurs constitue l’un des enjeux stratégiques majeurs pour l’avenir de la cacaoculture ivoirienne.
Sandrine KOUADJO