La Côte d’Ivoire a reçu un financement de 50 millions de dollars (environ 29 milliards de Franc CFA) pour la mise en œuvre du projet « Renforcer la gestion durable des terres et les systèmes agroalimentaires résilients au changement climatique en Côte d’Ivoire » (LARACI), a annoncé le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, le jeudi 2 juillet 2026.
Ce financement a été approuvé par le Conseil d’administration du Fonds vert pour le climat (FVC) à l’occasion de la 45ᵉ réunion du Conseil d’administration du Fonds vert pour le climat, à Douchanbé, au Tadjikistan. Il permettra d’initier un changement de paradigme vers une agriculture climato-intelligente, au bénéfice des producteurs et des organisations professionnelles agricoles, en améliorant leur résilience, leurs revenus, la sécurité alimentaire et nutritionnelle, tout en réduisant l’empreinte carbone du secteur agricole. Les zones concernées sont principalement les régions du N’Zi, du Moronou, de l’Iffou, de la Mé et du Gbêkê, avec un impact attendu sur 147 000 bénéficiaires directs, 441 000 bénéficiaires indirects, et une réduction estimée à 3,8 millions de tonnes de CO₂eq sur la durée de vie du projet.
Porté par le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, avec le Fonds interprofessionnel pour la recherche et le conseil agricoles (FIRCA) comme entité d’exécution nationale et le CGIAR System Organization comme entité accréditée, le projet sera mis en œuvre sur une période de cinq ans.
La Côte d’Ivoire bénéficie d’un financement de 29 milliards de F CFA pour une agriculture résiliente
Selon le ministère, ce financement marque la reconnaissance du leadership de la Côte d’Ivoire dans la mobilisation de la finance climatique et son engagement en faveur d’une agriculture résiliente, sobre en carbone et inclusive.
Ce projet favorisera le renforcement du réseau agrométéorologique national, le développement de services de conseil agroclimatique, la diffusion d’informations climatiques adaptées aux producteurs, le renforcement des services de vulgarisation agricole, l’accès au financement climato-intelligent, la restauration des terres, l’agroforesterie, la gestion durable de la fertilité des sols et la promotion de technologies résilientes dans les filières du riz, du manioc et de l’igname.
L’accord de ce financement intervient peu après la désignation de la Côte d’Ivoire pour accueillir le bureau régional Afrique du Fonds vert pour le climat, couvrant l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique centrale et une partie de l’Afrique du Nord.
Sandrine KOUADJO