« Tous responsables pour une filière hévéa plus compétitive », tel est le thème retenu pour la campagne hévéicole 2026, dont le lancement officiel s’est déroulé à la Fondation Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro, le vendredi 19 juin 2026. Présidant la cérémonie, le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Koné, a annoncé plusieurs réformes en faveur des acteurs de l’hévéaculture, notamment des producteurs.
Parmi les principales réformes annoncées figurent la suppression définitive de la décote de 2 FCFA par kilogramme de caoutchouc livré, l’augmentation de la part revenant aux producteurs, qui passe de 63 % à 66 % du prix de référence net, ainsi que le plafonnement des primes incitatives à 10 FCFA/kg afin de mieux réguler le marché.
L’hévéaculture, portée par près de 170 000 producteurs, fait vivre plus de 1,2 million de personnes. Elle a généré plus de 700 milliards de FCFA de revenus et soutenu plus de 330 000 emplois en 2025, selon abidjaneconomie.net. Cette filière se positionne ainsi comme un levier stratégique pour l’économie ivoirienne.
Campagne hévéicole 2026 : Bruno Koné encourage les jeunes à la culture de l’hévéa
Pour pérenniser cette dynamique, le ministre a insisté sur le respect rigoureux des nouvelles dispositions adoptées. À cet effet, des équipes de contrôle seront déployées sur l’ensemble du territoire afin de sensibiliser les opérateurs et de veiller à leur application.
Le ministre a également réaffirmé l’ambition du gouvernement de bâtir une filière plus performante, fondée sur la réduction de la pauvreté en milieu rural, le développement de la transformation locale et le renforcement du modèle ivoirien de gouvernance interprofessionnelle.
Toutes ces réformes, qui visent à renforcer la compétitivité du caoutchouc ivoirien, constituent également un levier pour encourager l’entrée des jeunes dans le secteur agricole. Le ministre Bruno Koné a par ailleurs manifesté sa volonté de rendre cette activité moins pénible afin d’améliorer les conditions de travail des producteurs et d’attirer davantage de jeunes vers ce secteur.
Sandrine KOUADJO