Dans sa volonté de valoriser davantage sa filière anacarde, la Côte d’Ivoire a inauguré sa première usine de production de biochar à partir de coques de cajou à Attinguié, le jeudi 18 juin 2026.
Portée par le groupe Valency International en partenariat avec Revata Carbon, cette usine transforme le tourteau de coque de cajou, un résidu sous-valorisé de l’industrie de l’anacarde en Côte d’Ivoire, en biochar.
Première unité commerciale de grande capacité dédiée à la production de biochar à partir de coques de cajou sur le continent africain, cette installation vise à améliorer la valorisation des déchets générés par l’industrie de la noix de cajou.
Sa capacité de traitement est estimée à environ 20 000 tonnes de résidus agricoles, pour une production annuelle de près de 6 000 tonnes de biochar. Elle génère simultanément de l’énergie renouvelable, directement réinjectée dans les usages industriels de l’usine.
Le biochar est un matériau riche en carbone obtenu par la pyrolyse de matières organiques (résidus agricoles, bois, coques de noix de cajou, balles de riz, etc.) chauffées à haute température en l’absence ou avec très peu d’oxygène. Il est à la fois un engrais naturel améliorant les sols, un outil de stockage du carbone et un moyen de valoriser les déchets agricoles.
Un projet créateur d’emplois
En plus de contribuer au développement industriel et économique de la Côte d’Ivoire, ce projet se positionne comme un important créateur d’emplois.
La cérémonie d’inauguration a été présidée par le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Kalil Konaté, en présence de plusieurs personnalités, dont le maire d’Anyama, Fatim Bamba, la secrétaire générale de la préfecture d’Abidjan, Paule Bénédicte Sagou, la directrice générale du CEPICI, Solange Amichia, ainsi que des partenaires techniques et financiers associés au projet.
Premier producteur mondial d’anacarde, la Côte d’Ivoire voit, à travers cette usine, se concrétiser ses ambitions en matière de développement et de transformation locale de la noix de cajou brute afin d’accroître sa valeur ajoutée et d’augmenter significativement les revenus des producteurs.
Sandrine KOUADJO