Le Parlement européen a autorisé, mercredi 17 juin 2026, l’utilisation des nouvelles techniques génomiques (NGT) dans l’agriculture.
Capable de rendre les cultures plus résistantes à la sécheresse ou aux maladies, cette nouvelle variété d’Organisme Génétiquement Modifié est moins gourmande en eau ou en pesticides. Elle permet de modifier le génome d’une plante, mais sans introduire d’ADN étranger, contrairement aux OGM de première génération. Les semences obtenues par NGT sont donc bien des organismes génétiquement modifiés, mais ne sont pas transgéniques.
Classée dans la catégorie des OGM qui restent interdits à la culture dans l’UE, à l’exception du maïs Monsanto 810, cette technique génomique permettra de cultiver des plantes résistantes au changement climatique, ce qui favorisera des rendements plus élevés sur de petites surfaces.
L’autorisation des NGT a été favorisée en raison de la compétitivité européenne face aux États-Unis et à la Chine, qui y ont déjà recours.
Bien qu’elle promette de grandes avancées dans le monde agricole, l’introduction des NGT suscite de vives réactions, notamment chez les agriculteurs bio et certains représentants de petites exploitations. Ces derniers s’inquiètent d’éventuelles privatisations au profit des grands groupes ultrapuissants de l’agro-industrie, ainsi que d’une homogénéisation des cultures.
Les NGT resteront interdites dans l’agriculture biologique. Il faut également rappeler que plusieurs années devraient encore être nécessaires avant l’arrivée sur le marché des premiers produits issus de ces techniques.
Sandrine KOUADJO